Belle-et-Houllefort.
La route que l'on reconnaît. Après tout, ça fait déjà 6 ans, ou 7 peut-être.
Le rond-point en métal rouge, hideux. C'est le signal que l'on arrive.
Le vent en pleine tête en sortant de la voiture. Les graviers devant la maison, qui crissent pendant qu'on attend que le connard de fermier vienne nous ouvrir le gîte.
Les près. Celui de d'habitude, occupé par des vaches, mais qu'à cela ne tienne, les beuveries se feront au milieu d'elles et nulle part ailleurs. Et puis, courir bourré dans les champs, crier de joie et s'affaler dans l'herbe, épuisé d'avoir couru si vite.
Les bennes de maïs, les batailles de grain, les escalades pour trouver une benne vide. Les silences soudains, tout le monde qui se tait au moindre bruit dehors.
Les voisins, les soirées, les explorations de gamins, les clopes, l'alcool.
Et ça, tous les ans.